VoLTE: la réponse des opérateurs à la VoIP !


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Qui n’a pas, ces temps-ci, fait l’expérience d’un échec d’appel ou d’un appel interrompu lors d’un échange sur son smartphone ? C’est un constat qui tend à se multiplier. La raison en est l’augmentation considérable des échanges de données, via les appareils mobile et la technologie CSFB (Circuit Switch FallBack) qui fait automatiquement basculer les appels vocaux du réseau 4G aux réseaux 2G et 3G des opérateurs mobile :

conserves
les temps d’établissement d’appels plus longs multiplient la probabilité d’échec des appels et sont un vrai problème pour les opérateurs [1]. A ces aspects qualitatifs s’ajoutent des aspects financiers : le coût (en efficacité spectrale) d’un appel sur le réseau 4G est, pour l’opérateur, vingt fois inférieur au coût d’un appel sur les réseaux 2G et 3G ! Parallèlement, les opérateurs de téléphonie mobile sont directement menacés sur leurs parts de marché par les acteurs de la voix sur IP (VoIP) tels que Skype ou Viber. Pour pallier les pertes de qualité dues à la demande du trafic voix / données et répondre à la concurrence de la VoIP, les opérateurs seront amenés à déployer la voix sur LTE (Long Term Evolution) : VoLTE [2]. VoLTE est une technologie qui désigne le transport de la voix sur les réseaux de téléphonie mobile 4G LTE, le codage de la voix étant de type «voix sur IP » optimisé pour la téléphonie mobile. VoLTE bénéficie des performances élevées du LTE, dont 3 à 5 fois plus de bande passante, qui en font une technologie 4G à part entière. Pour bien déployer la voix sur LTE, les opérateurs doivent disposer de laboratoire et de personnel de haute compétence technologique, capables d’identifier et de mesurer les outils et les paramètres ad hoc à un déploiement VoLTE, optimisé en qualité et en coût. Il convient d’abord de pratiquer un audit d’évaluation des performances de son réseau, puis d’élaborer la marche à suivre pour un déploiement adapté, car il est important de mesurer et de définir les bons seuils et les bons paramétrages. L’étude avant le déploiement, à l’aide d’outils adéquats, sera la garantie de pratiquer un déploiement « dérisqué », rapide, en accord avec le plan marketing et qui fonctionne. Nous reviendrons, la semaine prochaine, sur les aspects techniques d’un bon déploiement.